
Enseignement : Valérie Glatigny veut imposer le néerlandais dès la 3e primaire
Invitée du « 7h50 » sur bel RTL, la ministre francophone de l’Enseignement Valérie Glatigny (MR) a confirmé sa volonté de rendre le néerlandais obligatoire dès la 3e primaire dans toute la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Un recul marqué du néerlandais
Selon une étude récente, seuls 25 % des élèves wallons choisissent aujourd’hui le néerlandais comme deuxième langue en secondaire, contre 73 % pour l’anglais et 2 % pour l’allemand. Il y a vingt ans, la répartition était pourtant équilibrée : 49 % pour le néerlandais et 49 % pour l’anglais.
Pour la ministre, cette désaffection est préoccupante. « C’est inquiétant parce que le néerlandais est l’une de nos trois langues nationales », souligne-t-elle, rappelant l’importance de cette langue tant pour la cohésion nationale que pour l’insertion professionnelle.
Elle insiste notamment sur le poids du marché de l’emploi en Flandre, estimant que la maîtrise du néerlandais constitue un atout majeur dans des secteurs tels que l’administration, la logistique, la vente ou encore la santé.
Une réforme structurelle
Le plan défendu par Valérie Glatigny prévoit de rendre obligatoire, dès la 3e primaire en Wallonie, l’apprentissage d’une autre langue nationale que le français — le néerlandais ou l’allemand. À Bruxelles, cette obligation est déjà en vigueur.
La réforme entend également avancer d’un an l’apprentissage d’une deuxième langue moderne dans le secondaire.
« C’est un véritable plan pour que nos élèves soient davantage multilingues, et plus particulièrement en néerlandais », affirme la ministre.
Limiter les changements de langue
Il ne s’agit toutefois pas d’imposer une obligation stricte dès la 1re secondaire. L’objectif est plutôt d’encourager la continuité entre le primaire et le secondaire et de décourager les changements de langue en cours de parcours. Des dérogations resteront possibles, sous réserve de l’accord de la direction.
Selon les chiffres avancés, près d’un quart des élèves wallons n’ont jamais suivi un seul cours de néerlandais. Une situation que la ministre juge « particulièrement inquiétante » et à laquelle elle entend mettre fin.
La réforme devrait entrer en vigueur à la rentrée académique 2027-2028.
