
Salaires des enseignants : Cheikh Diba réfute toute « surimposition » et défend la réforme
Interpellé par les députés et face aux inquiétudes exprimées par le corps enseignant, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a tenu à clarifier la question de l’imposition des salaires et des rappels de revenus.
Selon lui, les accusations de « surimposition » reposent davantage sur une confusion entre fiscalité et cotisations sociales que sur une réalité factuelle. Il a toutefois reconnu qu’un mécanisme antérieur pouvait générer une forme d’injustice. En effet, lorsqu’un enseignant percevait un rappel de salaire couvrant plusieurs années, l’intégralité du montant était imposée sur l’année de perception, provoquant un changement de tranche et une hausse mécanique de l’impôt.
« Nous avons considéré que c’était une injustice et qu’il fallait la corriger », a-t-il expliqué.
Désormais, la législation prévoit un étalement de ces rappels sur une période maximale de quatre ans. Cette disposition permet de lisser l’imposition dans le temps et d’éviter qu’un versement exceptionnel n’entraîne une pression fiscale disproportionnée.
Concernant la baisse du net à payer constatée lors de certaines régularisations, le ministre a distingué deux éléments : l’impôt sur le revenu, désormais calculé de manière plus équitable, et les cotisations versées au Fonds national de retraite (FNR).
Ces prélèvements au titre du FNR, a-t-il insisté, ne constituent pas une taxe supplémentaire, mais une contribution destinée à garantir des droits à la retraite. « Ce n’est pas une imposition, c’est une constitution de revenus futurs », a-t-il précisé.
Se voulant rassurant, Cheikh Diba s’est déclaré disposé à examiner en toute transparence le bulletin de salaire de tout enseignant afin de démontrer qu’aucune surimposition indue n’est appliquée. Une démarche qui, selon lui, vise à lever les malentendus et à consolider la confiance autour de la réforme fiscale en cours.
