Crise au Moyen-Orient : Moscou plaide pour une issue diplomatique face aux tensions autour de l’Iran

In this pool photograph distributed by Russian state agency Sputnik, Russia’s President Vladimir Putin addresses the media following his meetings with foreign leaders in Moscow on May 11, 2025, during celebrations of the 80th anniversary of the Soviet Union’s victory over Nazi Germany in World War II. (Photo by Gavriil GRIGOROV / POOL / AFP)

La Russie a appelé, lundi, à privilégier une solution « politique et diplomatique » pour mettre fin à l’escalade au Moyen-Orient, dans un contexte marqué par l’ultimatum lancé par le président américain Donald Trump à l’Iran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz.

Washington a menacé de « détruire » des infrastructures électriques iraniennes si Téhéran ne rouvrait pas cette voie maritime stratégique dans un délai de 48 heures, expirant lundi soir. Le détroit demeure fortement perturbé depuis le début du conflit déclenché le 28 février, à la suite de frappes américano-israéliennes sur l’Iran.

S’exprimant devant la presse, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé qu’un règlement diplomatique constituait « la seule voie » pour apaiser une situation qu’il juge « extrêmement tendue ». Il a mis en garde contre les risques d’escalade, notamment en lien avec les frappes visant des installations sensibles.

La Russie a également exprimé ses inquiétudes quant à la sécurité des sites nucléaires iraniens, en particulier la centrale de Bushehr, à la construction de laquelle elle a contribué. Selon Moscou, les frappes en cours pourraient engendrer des conséquences « extrêmement dangereuses », voire « irréversibles ».

Dmitri Peskov a indiqué que son pays restait en contact étroit avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) au sujet de la situation sur le site. De son côté, le directeur de l’agence, Rafael Grossi, a appelé à la retenue afin d’éviter tout risque d’accident nucléaire dans la région.

Enfin, le Kremlin a fermement démenti des informations de presse évoquant une possible offre russe visant à suspendre le partage de renseignements avec l’Iran en échange d’un arrêt du soutien américain à l’Ukraine, qualifiant ces allégations de « fausses ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *