
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé dimanche les États-Unis de préparer une attaque terrestre contre l’Iran, malgré les signaux publics en faveur de la diplomatie.
Ces déclarations interviennent après plus d’un mois de frappes aériennes menées par les États-Unis et Israël, dans un conflit qui s’est progressivement étendu à l’échelle régionale. Téhéran a notamment riposté en visant certains États du Golfe, provoquant des perturbations sur les marchés énergétiques mondiaux.
Dans un communiqué relayé par l’agence officielle IRNA, Mohammad Bagher Ghalibaf a dénoncé une stratégie américaine qu’il juge contradictoire :
« L’ennemi envoie publiquement des messages de négociation tout en planifiant secrètement une attaque terrestre. »
Il a également affirmé que les forces iraniennes se tenaient prêtes à faire face à toute intervention :
« Nos hommes attendent l’arrivée des soldats américains sur le terrain. »
L’arrivée récente de l’USS Tripoli au Moyen-Orient, avec environ 3 500 militaires à son bord, a renforcé les inquiétudes d’une possible escalade. Selon des informations de la presse américaine, le Pentagone étudierait des scénarios d’opérations terrestres, bien qu’aucune décision officielle n’ait été annoncée par le président Donald Trump.
Dans ce contexte, l’Iran affirme avoir restreint l’accès au détroit d’Ormuz pour les navires considérés comme hostiles, une mesure aux conséquences majeures pour le commerce mondial de pétrole.
Malgré les tensions, Donald Trump continue d’évoquer des contacts diplomatiques avec Téhéran, des affirmations démenties par les autorités iraniennes. Son envoyé spécial, Steve Witkoff, a toutefois laissé entendre qu’une rencontre entre les deux pays pourrait avoir lieu prochainement, autour d’un plan présenté comme une base de résolution du conflit.
Parallèlement, le Pakistan poursuit ses efforts de médiation en accueillant à Islamabad plusieurs chefs de la diplomatie régionale, dans l’espoir de favoriser une désescalade.
