
Les ministres des Affaires étrangères de plusieurs puissances régionales se sont réunis dimanche à Islamabad pour évoquer la guerre au Moyen-Orient, dans un contexte marqué par les efforts de médiation du Pakistan entre les États-Unis et l’Iran.
La rencontre, organisée à l’initiative du chef de la diplomatie pakistanaise Ishaq Dar, a réuni ses homologues d’Arabie saoudite, d’Égypte et de Turquie. Les discussions ont porté sur l’évolution de la situation régionale et les enjeux communs liés au conflit en cours.
Parmi les participants figuraient Badr Abdelatty, Hakan Fidan et Faisal bin Farhan, arrivés successivement dans la capitale pakistanaise. Ishaq Dar a tenu avec eux des entretiens bilatéraux en marge de la réunion.
Au cœur des échanges, le rôle croissant d’Islamabad comme intermédiaire entre Iran et les États-Unis. Le Pakistan, fort de ses relations historiques avec Téhéran et de ses liens étroits avec les monarchies du Golfe, s’impose comme un canal diplomatique actif.
Le Premier ministre Shehbaz Sharif a ainsi révélé avoir échangé longuement avec le président iranien Masoud Pezeshkian, évoquant les efforts diplomatiques en cours. Ce dernier a salué le rôle de médiateur d’Islamabad pour tenter de mettre fin au conflit.
Sur le plan pratique, Ishaq Dar a annoncé que Téhéran avait autorisé le passage de navires pakistanais supplémentaires dans le détroit d’Ormuz, un geste perçu comme un signal d’apaisement.
Enfin, le chef de la diplomatie pakistanaise a insisté sur la nécessité de privilégier la voie diplomatique, appelant à renforcer le dialogue et les mesures de confiance pour parvenir à une désescalade durable.
