
Le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a été officiellement réélu pour un cinquième mandat à la tête du pays.
Âgé de 82 ans, il demeure l’un des dirigeants africains les plus anciens au pouvoir, avec plus de quarante années passées à la tête de l’État, par intermittence depuis 1979.
La Cour constitutionnelle du Congo a validé samedi sa victoire avec 94,90 % des suffrages, rejetant les recours introduits par l’opposition, notamment celui d’Uphrem Dave Mafoula. Le scrutin a toutefois été marqué par le boycott de deux grands partis, qui dénoncent des irrégularités et un déséquilibre dans la campagne électorale.
Le Parti congolais du travail, formation du président sortant, a largement dominé l’espace public, notamment à Brazzaville, où affiches et portraits du chef de l’État étaient omniprésents.
Cette réélection s’inscrit dans la continuité du référendum constitutionnel de 2015, qui avait supprimé les limites d’âge et de mandats présidentiels, ouvrant la voie à sa candidature. Denis Sassou-N’Guesso rejoint ainsi le cercle des chefs d’État africains les plus durables au pouvoir, aux côtés de Paul Biya et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.
Malgré ses importantes ressources pétrolières, le pays fait face à de lourds défis économiques et sociaux. La dette publique représente près de 94,5 % du PIB, tandis que le chômage des jeunes reste élevé. Plus de la moitié des 5,7 millions d’habitants vit sous le seuil de pauvreté, dans une population particulièrement jeune.
Dans ce contexte, ce nouveau mandat s’annonce déterminant pour Denis Sassou-N’Guesso, appelé à répondre aux attentes sociales et économiques croissantes.
