
Cette semaine, Commission rwandaise de démobilisation et de réintégration (RDRC) a annoncé la réinsertion de 214 personnes affiliées à des groupes armés, dont, selon les autorités rwandaises, des membres des FDLR. Ces bénéficiaires, comprenant d’anciens combattants et des civils liés aux mouvements rebelles opérant dans l’est de la RDC, avaient été pris en charge au centre de démobilisation de Mutobo.
Le programme de réinsertion a inclus l’éducation civique, l’accompagnement social et la préparation au retour dans leurs communautés d’origine. Selon Valérie Nyirahabineza, le succès du processus repose sur l’adhésion des communautés et des familles, appelées à accueillir ces anciens combattants « sans continuer à les considérer uniquement comme des combattants ».
Depuis 2001, plus de 12 000 personnes ont été accompagnées par la RDRC dans le cadre de ce dispositif national. À l’issue de leur réinsertion, la majorité des anciens membres de groupes armés de cette semaine regagneront le district de Rubavu, à la frontière avec Goma.
La question des FDLR reste un enjeu sécuritaire majeur pour Kigali, régulièrement abordé dans les discussions diplomatiques, notamment à Washington.
