
Le ministre-président wallon, Adrien Dolimont, a dressé mercredi l’état de la Wallonie devant le Parlement, à l’occasion d’un exercice annuel devenu un rendez-vous démocratique incontournable.
S’inscrivant dans une tradition lancée par Paul Magnette, ce discours a toutefois été jugé perfectible par Adrien Dolimont lui-même, qui estime qu’il gagnerait à être aligné avec la présentation du budget, véritable feuille de route du gouvernement.
Sur le fond, le ministre-président a insisté sur l’ampleur des défis auxquels la région est confrontée, évoquant un contexte marqué par la rareté des ressources publiques, la pression concurrentielle et les mutations économiques. Il a appelé à une mobilisation collective, impliquant à la fois les autorités, les acteurs économiques et les citoyens.
La question énergétique a occupé une place centrale dans son intervention. Dans un contexte géopolitique tendu, il a plaidé pour une stratégie fondée sur la diversification des sources d’approvisionnement et le développement d’énergies décarbonées. Il a également insisté sur la nécessité de garantir une énergie à la fois abondante et abordable pour soutenir la réindustrialisation.
Adrien Dolimont a par ailleurs mis en avant l’importance de l’innovation et de la montée en gamme de l’économie wallonne, appelant à investir dans des secteurs à forte valeur ajoutée et à mieux valoriser les compétences locales.
Autre axe stratégique évoqué : l’industrie de la défense, présentée comme un levier économique majeur pour la région, ainsi que le développement d’infrastructures numériques, telles que les centres de données et les capacités de calcul avancé, dans un cadre maîtrisé sur le plan énergétique et sécuritaire.
Sur le plan budgétaire, le ministre-président a défendu une ligne de rigueur, estimant qu’elle est indispensable pour dégager des marges d’investissement, notamment dans l’énergie, l’emploi et le pouvoir d’achat.
En conclusion, Adrien Dolimont a appelé à transformer les atouts historiques et industriels de la Wallonie en leviers d’avenir, tout en soulignant la nécessité d’une action cohérente et concertée face aux enjeux actuels.
