
Le premier trimestre 2026 a été compliqué mais réussi pour l’État du Sénégal. Alors que des observateurs craignaient un défaut, notamment sur ses eurobonds, le pays a honoré l’ensemble de ses obligations. Confronté à un accès plus difficile aux marchés financiers internationaux, le gouvernement a néanmoins réussi à mobiliser 1 068,6 milliards de FCFA sur le marché régional des titres publics de l’Umoa, dépassant largement les 808 milliards initialement prévus.
Pour le second trimestre, l’État projette de lever 658 milliards de FCFA, dont 210 milliards sur les Bons assimilables du Trésor (BAT) et 448 milliards sur les Obligations assimilables du Trésor (OAT), selon le calendrier publié par Umoa-Titres.
Sur l’ensemble de la zone Uemoa, les huit États prévoient de mobiliser 3 075,5 milliards de FCFA, avec la Côte d’Ivoire en tête, visant 980 milliards de FCFA.
Le Sénégal reste particulièrement dépendant du marché régional, en raison d’un niveau d’endettement élevé et des restrictions liées à l’affaire de la dette dite « cachée », qui a conduit le FMI à relever le taux d’endettement à 132 % et à suspendre son programme avec le pays. Face à l’accès limité aux marchés internationaux, l’Umoa devient un levier crucial pour le financement de l’État, avec un objectif total de 4 132 milliards de FCFA sur l’année 2026, dont 2 752 milliards sur le marché régional des titres publics.
