
Le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, est arrivé samedi à Téhéran pour une visite officielle de deux jours destinée à faciliter les discussions de paix entre l’Iran et les États-Unis, actuellement dans l’impasse malgré un cessez-le-feu fragile.
Selon l’agence iranienne Tasnim, cette visite s’inscrit dans les efforts diplomatiques menés par le Pakistan afin de promouvoir la stabilité régionale et de rapprocher les positions entre Washington et Téhéran.
À son arrivée, Mohsin Naqvi a été accueilli par son homologue iranien Eskandar Momeni. Cette mission intervient quelques jours après la visite à Téhéran du chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir.
D’après des sources pakistanaises citées par des médias régionaux, Islamabad cherche à obtenir un cadre d’accord précis entre les deux parties. Des progrès auraient notamment été enregistrés sur la question sensible du détroit d’Ormuz, voie maritime essentielle pour le transport mondial de pétrole et de gaz.
Les mêmes sources estiment qu’un accord intérimaire apparaît aujourd’hui comme la seule option réaliste pour éviter une reprise des tensions.
Le Pakistan joue depuis plusieurs semaines un rôle actif de médiateur entre Téhéran et Washington. Le mois dernier, Islamabad avait déjà accueilli une réunion à huis clos entre des représentants des deux pays.
Le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril a permis de réduire les affrontements déclenchés après les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran le 28 février dernier.
Vendredi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que Téhéran avait reçu des signaux de Washington indiquant que l’administration du président Donald Trump restait disposée à poursuivre les négociations.
De son côté, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que les États-Unis devaient accepter la proposition iranienne de paix « en 14 points », faute de quoi les discussions risqueraient, selon lui, de conduire à « un nouvel échec ».
