
Les autorités américaines et nigérianes ont annoncé la mort d’Abu-Bilal al-Minuki, présenté comme le commandant en second de l’État islamique au niveau mondial, lors d’une opération militaire menée dans le nord-est du Nigeria.
L’annonce a été faite vendredi soir par le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social, puis confirmée samedi par son homologue nigérian Bola Ahmed Tinubu.
Selon les autorités, l’opération a été conduite conjointement par les forces armées nigérianes et l’armée américaine dans la région du bassin du lac Tchad, un foyer historique des groupes jihadistes en Afrique de l’Ouest.
Donald Trump a salué une mission « méticuleusement planifiée » ayant permis d’éliminer « le terroriste le plus actif du monde », affirmant qu’Abu-Bilal al-Minuki, également connu sous le nom d’Abu-Mainok, pensait pouvoir « se cacher en Afrique ».
De son côté, Bola Tinubu a qualifié cette opération d’« exemple significatif de collaboration efficace dans la lutte contre le terrorisme ». Dans un communiqué publié sur X, le président nigérian a indiqué que plusieurs lieutenants du chef jihadiste avaient également été tués lors de la frappe.
L’armée nigériane a précisé que l’opération avait été menée dans la localité de Metele, dans l’État de Borno, avec l’appui du commandement militaire américain pour l’Afrique (AFRICOM). L’assaut, combinant des moyens aériens et terrestres, se serait déroulé entre minuit et 4 heures du matin sans pertes du côté des forces engagées.
La région de Borno reste l’épicentre de l’insurrection menée depuis près de dix-sept ans par Boko Haram et sa branche dissidente affiliée à l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Le conflit a déjà fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de plus de deux millions de personnes.
Abu-Bilal al-Minuki, de nationalité nigériane, figurait depuis 2023 sur la liste américaine des « terroristes mondiaux spécialement désignés ».
Depuis plusieurs mois, Washington a renforcé son soutien militaire au Nigeria dans la lutte contre les groupes jihadistes actifs au Sahel et en Afrique de l’Ouest, notamment à travers le déploiement de drones, d’instructeurs militaires et de capacités de renseignement.
