
Le Pakistan a remis aux États-Unis une version révisée de la proposition iranienne visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient, a indiqué lundi une source pakistanaise à Reuters, alors que les discussions diplomatiques restent dans l’impasse.
« Nous n’avons pas beaucoup de temps », a déclaré cette source, soulignant que les positions des deux camps évoluent constamment, compliquant davantage les efforts de médiation.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a confirmé que les positions de Téhéran avaient été transmises à Washington par l’intermédiaire du Pakistan, qui joue actuellement un rôle de médiateur entre les deux parties.
La semaine dernière, le président américain Donald Trump avait estimé que le cessez-le-feu conclu début avril avec l’Iran était « sous assistance respiratoire », après la réponse iranienne à une proposition américaine jugée insuffisante par Washington.
Les négociations achoppent notamment sur plusieurs dossiers sensibles, parmi lesquels le programme nucléaire iranien et le contrôle du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part importante des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
L’Iran exige également un arrêt total des hostilités sur l’ensemble des fronts régionaux, notamment au Liban, où Israël affronte le Hezbollah soutenu par Téhéran. Les autorités iraniennes refusent par ailleurs toute discussion sur le nucléaire tant qu’une « cessation définitive des hostilités » ne sera pas obtenue.
Téhéran réclame aussi des compensations pour les dégâts causés par la guerre, la levée du blocus naval américain, des garanties contre de futures attaques ainsi que la reprise de ses exportations pétrolières.
Lors d’une conférence de presse télévisée, Esmaeil Baghaei a affirmé que l’Iran restait prêt « à tous les scénarios », avertissant que Téhéran saurait répondre « de manière appropriée à la moindre erreur de la partie adverse ».
