Guerre en Iran : les républicains repoussent un vote sensible sur les pouvoirs de guerre de Donald Trump

Les dirigeants républicains de la Chambre des représentants des États-Unis ont annulé jeudi, à la dernière minute, un vote portant sur une résolution visant à limiter l’engagement militaire américain en Iran sans autorisation préalable du Congrès.

Le texte devait être examiné avant le départ des parlementaires pour les congés du Memorial Day. Il prévoyait d’obliger le président Donald Trump à obtenir l’accord du Congrès avant toute poursuite des opérations militaires liées au conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran.

Selon plusieurs élus démocrates, le report du vote serait lié au risque croissant de voir la résolution adoptée. Le représentant démocrate Gregory Meeks a affirmé que les soutiens nécessaires étaient réunis pour faire passer le texte, évoquant des divisions de plus en plus visibles au sein du camp républicain.

Depuis le début des frappes américano-israéliennes contre l’Iran le 28 février, plusieurs tentatives similaires ont été rejetées de justesse à la Chambre. Toutefois, les écarts de voix se sont progressivement réduits, jusqu’à un précédent vote terminé à égalité.

Les démocrates, rejoints par quelques élus républicains, estiment que la Constitution américaine confère au Congrès — et non au président — le pouvoir de déclarer la guerre. Ils reprochent à Donald Trump d’avoir engagé les États-Unis dans un conflit prolongé sans stratégie clairement définie ni validation parlementaire.

La Maison Blanche et la majorité des républicains défendent au contraire la légalité des opérations militaires, considérant qu’elles relèvent des prérogatives du président en tant que commandant en chef pour protéger les intérêts américains face à des menaces jugées imminentes.

Au Sénat des États-Unis, une résolution comparable a franchi mardi une première étape procédurale grâce au soutien de plusieurs sénateurs républicains ayant voté aux côtés des démocrates. Ce vote a été interprété comme un rare signe de contestation interne à l’égard de Donald Trump sur la conduite du conflit iranien.

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