Décès du Pr Maguèye Kassé : le Sénégal perd une grande figure du monde universitaire et culturel

Le Sénégal est en deuil. Le professeur Maguèye Kassé, éminent universitaire, critique d’art et ancien commissaire général de la Biennale de l’art africain contemporain Dak’Art, est décédé ce mercredi à l’hôpital Principal de Dakar.

Enseignant-chercheur au Département de langues et civilisations germaniques de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), Maguèye Kassé était reconnu comme l’une des références majeures de la pensée culturelle au Sénégal. Germaniste de renom et passionné de culture, il a consacré sa carrière à l’enseignement, à la recherche ainsi qu’à la promotion des arts et du patrimoine africains.

Tout au long de son parcours, il s’est distingué par son expertise dans les domaines de la critique d’art et du cinéma. Défenseur de la création contemporaine africaine, il a joué un rôle important dans le rayonnement de la culture sénégalaise et du dialogue interculturel.

Son engagement en faveur des arts lui avait valu d’être nommé commissaire général de l’édition 2008 de Dak’Art. Sous son impulsion, la Biennale de Dakar a renforcé sa visibilité sur la scène artistique internationale, confirmant son statut de rendez-vous incontournable de l’art contemporain africain.

Le professeur Kassé présidait également l’Association Sembène Ousmane. Considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de l’œuvre du célèbre écrivain et cinéaste sénégalais, il a largement contribué à préserver et à faire connaître l’héritage intellectuel et artistique de celui qui est considéré comme le père du cinéma africain.

À travers ses travaux de recherche, ses publications, son enseignement et ses nombreuses interventions dans les milieux culturels, Maguèye Kassé s’est imposé comme une voix influente du paysage intellectuel africain. Son engagement constant en faveur de la culture, de la transmission du savoir et de la diversité artistique a marqué plusieurs générations d’étudiants, de chercheurs et d’acteurs culturels.

Avec sa disparition, le Sénégal perd un intellectuel respecté et un artisan majeur de la promotion des arts africains. Son héritage continuera de nourrir la réflexion universitaire et culturelle, bien au-delà des frontières nationales.

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