L’épidémie d’Ebola en RDC dépasse les capacités de la riposte sanitaire

L’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo (RDC) continue de s’aggraver et inquiète les organisations humanitaires. Selon les autorités sanitaires congolaises, 2 473 cas confirmés et 999 décès ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie, tandis que l’Africa CDC évoque plus de 1 000 morts au 22 juillet.

La majorité des infections se concentre dans la province de l’Ituri, dans le nord-est du pays, mais le virus s’est désormais étendu à cinq provinces, notamment la Tshopo, où se trouve la ville de Kisangani. Les équipes médicales rencontrent de grandes difficultés pour suivre les contacts des personnes infectées, une étape essentielle pour limiter la propagation.

La situation est aggravée par l’insécurité liée aux combats entre l’armée congolaise, les rebelles du M23 et les combattants des Forces démocratiques alliées (ADF), qui provoquent des déplacements de population. Une grève des agents de santé, liée au non-paiement des salaires, complique également la réponse sanitaire.

Les médecins alertent aussi sur l’arrivée tardive de nombreux patients dans les centres de traitement, souvent à un stade critique de la maladie, réduisant leurs chances de survie. Des experts craignent que l’épidémie puisse prendre une ampleur comparable à celle d’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016, qui avait causé plus de 11 000 décès.

Cette flambée est causée par la souche Ebola-Bundibugyo, pour laquelle il n’existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifique, rendant la lutte contre le virus encore plus difficile.

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