
Le député Cheikh Bara Ndiaye tire la sonnette d’alarme sur la situation politique de la mairie de Dakar. Le parlementaire affirme que des manœuvres seraient en cours en coulisses pour fragiliser l’actuelle équipe municipale et, à terme, ouvrir la voie à la mise en place d’une délégation spéciale.
S’exprimant publiquement sur le sujet, l’élu soutient que certains acteurs politiques auraient été mobilisés dans le but de prendre le contrôle de la municipalité. « Des personnes sont engagées pour prendre la mairie et imposer une délégation spéciale. Le seul objectif, c’est la politique. Parce qu’il y a beaucoup d’argent là-bas, et j’en ai même des preuves », a-t-il déclaré.
« Détruire Pastef et récupérer la mairie de Dakar »
Selon Cheikh Bara Ndiaye, cette entreprise poursuivrait un objectif essentiellement politique : affaiblir le parti au pouvoir et reprendre le contrôle de la capitale.
« Ils n’ont qu’un seul but : détruire Pastef et récupérer la mairie de Dakar », a-t-il affirmé, estimant que la municipalité constitue aujourd’hui un enjeu politique majeur.
Le député dit par ailleurs disposer d’éléments susceptibles, selon lui, d’étayer ses accusations. Il n’a toutefois pas détaillé publiquement la nature de ces preuves dans les propos rapportés.
Une référence au précédent Khalifa Sall
Cheikh Bara Ndiaye va plus loin en évoquant un possible scénario similaire à celui ayant conduit aux déboires judiciaires de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall.
« Ils peuvent même accuser le maire de diffamation ou monter d’autres griefs contre lui, exactement comme cela avait été fait avec Khalifa Sall », a-t-il averti.
À travers cette comparaison, le parlementaire met en garde contre une éventuelle stratégie visant, selon lui, à fragiliser juridiquement le maire de Dakar afin de provoquer sa chute et de permettre la mise en place d’une nouvelle administration municipale.
Ces déclarations relancent ainsi le débat sur les enjeux politiques autour de la mairie de Dakar, alors que le contrôle de la capitale demeure un sujet particulièrement sensible dans le paysage politique sénégalais.
