Vladimir Poutine : l’OCS s’impose comme « la plus grande organisation régionale au monde »

L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) s’affirme désormais comme la plus grande organisation régionale au monde, avec des États membres représentant à eux seuls près de la moitié de la population mondiale. C’est ce qu’a déclaré mardi le président russe Vladimir Poutine lors du sommet de l’organisation qui se tient à Bichkek, capitale du Kirghizistan.

« L’OCS est aujourd’hui, de fait, la plus grande organisation régionale au monde, où vit la moitié de la population mondiale », a affirmé le dirigeant russe devant les participants au sommet.

Un acteur du monde multipolaire

Vladimir Poutine a également salué le chemin parcouru par l’organisation depuis sa création, il y a 25 ans. Selon lui, l’OCS s’est progressivement transformée en un acteur majeur du nouvel ordre mondial multipolaire.

« En 25 ans, l’organisation a parcouru un très long chemin », a-t-il souligné, assurant que la Russie entendait continuer à soutenir les initiatives destinées à améliorer l’efficacité du fonctionnement de l’OCS.

Le président russe a notamment insisté sur le développement des échanges commerciaux entre les États membres. Il a mis en avant la progression du recours aux monnaies nationales dans les transactions bilatérales, une tendance qui vise à réduire la dépendance au dollar et aux autres devises internationales.

Selon les chiffres avancés par Poutine, plus de 98 % des règlements effectués par la Russie dans ses échanges commerciaux avec les autres membres de l’OCS sont désormais réalisés en monnaies nationales.

Une organisation en pleine expansion

Créée en 2001 à l’initiative de la Chine, de la Russie, du Kazakhstan, du Kirghizistan, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan, l’Organisation de coopération de Shanghai s’est considérablement élargie au fil des années.

Elle compte aujourd’hui dix membres à part entière, après l’adhésion successive de l’Inde, du Pakistan, de l’Iran et de la Biélorussie.

La Türkiye, pour sa part, ne fait pas partie des membres à part entière. Ankara participe toutefois aux travaux de l’organisation depuis 2012 en qualité de « partenaire de dialogue ».

Pour Moscou, l’élargissement de l’OCS et le renforcement de sa coopération économique témoignent de l’émergence d’un monde davantage structuré autour de plusieurs pôles de puissance.

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