
Les États-Unis ont apporté mercredi leur soutien à l’Allemagne après la tentative d’attaque de drones qui aurait visé récemment l’aéroport de Leipzig, dans un contexte de tensions croissantes entre la Russie et les pays membres de l’OTAN.
Dans un message publié sur le réseau social X, l’ambassadeur américain auprès de l’OTAN, Matthew Whitaker, a exprimé la solidarité de Washington avec Berlin et l’ensemble des Alliés face aux menaces qualifiées d’« hybrides ».
« Les États-Unis expriment leur solidarité avec l’Allemagne et l’ensemble des Alliés face aux tentatives visant à provoquer des dommages et le chaos sur le territoire de l’OTAN », a-t-il écrit.
Le diplomate américain a également réaffirmé l’engagement des États-Unis en faveur de la défense collective de l’Alliance. Il a appelé les pays membres à renforcer leurs capacités afin de mieux prévenir et dissuader les différentes menaces susceptibles de viser l’OTAN.
Berlin accuse Moscou
Cette prise de position intervient au lendemain des accusations formulées par l’Allemagne contre la Russie. Berlin affirme que les services de renseignement russes seraient derrière une tentative d’attaque de drones contre l’aéroport de Leipzig survenue le mois dernier.
Le ministre allemand de l’Intérieur, Alexander Dobrindt, a indiqué mardi que les investigations avaient permis d’établir, selon les autorités allemandes, que l’opération avait été préparée par les services de renseignement russes avant d’être exécutée par des agents subalternes.
L’affaire intervient dans un contexte de multiplication des accusations occidentales concernant des opérations de sabotage, d’espionnage ou de déstabilisation attribuées à Moscou sur le territoire de pays soutenant l’Ukraine.
Leipzig, un site logistique stratégique
L’aéroport de Leipzig constitue une infrastructure importante pour le fret et la logistique en Allemagne. Il joue notamment un rôle dans le transport de matériel militaire, avec des vols d’avions Antonov à destination de l’Ukraine.
Les autorités allemandes considèrent ainsi la tentative d’attaque déjouée comme une opération destinée à perturber cette chaîne logistique stratégique, sans recourir à une confrontation militaire conventionnelle.
L’affaire illustre les préoccupations croissantes des pays de l’OTAN face aux menaces dites hybrides, qui peuvent prendre la forme de cyberattaques, de sabotages, d’opérations clandestines ou d’incursions de drones.
Moscou rejette les accusations
La Russie rejette pour sa part les accusations portées contre elle. Moscou nie être à l’origine d’assassinats, d’opérations de sabotage, d’incursions de drones ou d’activités d’espionnage dans les pays alliés de l’Ukraine.
Les autorités russes accusent régulièrement les gouvernements occidentaux d’entretenir une « paranoïa antirusse » et de chercher à présenter Moscou comme responsable de différents incidents survenus en Europe.
À ce stade, les accusations allemandes contre la Russie restent donc contestées par Moscou, tandis que Washington réaffirme son soutien à Berlin et insiste sur la nécessité pour les membres de l’OTAN de renforcer leur capacité de dissuasion.
