
L’Assemblée législative du peuple a adopté, le mercredi 23 septembre 2026, le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice budgétaire 2026. Cette révision intervient dans un contexte marqué par une mobilisation des recettes publiques supérieure aux prévisions initiales.
Au 30 juin 2026, les recettes mobilisées atteignaient 1 972,85 milliards de FCFA, tandis que les dépenses exécutées s’élevaient à 1 853,44 milliards de FCFA. Le taux d’exécution global du budget était alors établi à 47,30 %.
Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, ces résultats ont permis au gouvernement de dégager de nouvelles marges budgétaires. La loi rectificative prévoit ainsi l’ouverture de 301 milliards de FCFA de recettes supplémentaires.
L’épargne budgétaire dépasse, de son côté, 900 milliards de FCFA, ce qui représente une progression d’environ 35 % par rapport aux prévisions initiales. Une partie des ressources supplémentaires doit permettre d’accroître les investissements publics.
Les dépenses en capital sont désormais évaluées à 1 609,79 milliards de FCFA, dont 1 579,79 milliards consacrés aux investissements exécutés directement par l’État. Plusieurs domaines sont concernés, notamment les infrastructures routières et immobilières, l’acquisition d’équipements et de véhicules ainsi que des projets inscrits dans le Plan RELANCE.
Les parlementaires ont également interrogé le gouvernement sur les nouvelles mesures fiscales, les exonérations, l’exécution des investissements et le financement de différents projets publics.
