
Les services de l’immigration gambienne ont intercepté 121 personnes soupçonnées de vouloir rejoindre des destinations migratoires par des voies irrégulières, au cours d’opérations menées jeudi 29 octobre 2026 dans plusieurs localités du pays. Parmi les personnes concernées figurent 37 ressortissants sénégalais, selon les informations communiquées par le département gambien de l’immigration.
Les opérations se sont déroulées dans quatre localités : Tujereng, Sanyang, Tanji et Barra. Une première intervention, conduite pendant la nuit par les unités chargées de la gestion des migrations et de la surveillance des frontières basées à Tanji, a permis l’interpellation de 113 personnes à Tujereng, Sanyang et Tanji.
Au cours de cette première opération, les agents ont également arrêté un individu soupçonné d’agir comme passeur. Cette personne a été interpellée puis entendue dans le cadre de l’enquête ouverte par les autorités compétentes.
Une deuxième intervention distincte a été organisée au terminal du ferry de Barra. Les agents de l’unité de gestion des migrations y ont intercepté huit autres personnes qui tentaient, selon les informations rapportées, de poursuivre leur déplacement.
La composition du groupe de 121 personnes fait apparaître plusieurs nationalités. Les autorités gambiennes ont recensé 58 ressortissants gambiens, 37 Sénégalais et 18 Guinéens. Le groupe comprend également des ressortissants du Mali et de la Côte d’Ivoire.
Les personnes interceptées ne sont pas exclusivement des hommes adultes. Les services de l’immigration ont indiqué que le groupe comptait également des femmes et des mineurs, ce qui souligne la diversité des profils concernés par ces opérations.
À l’issue des interventions, les migrants présumés ainsi que l’individu soupçonné d’être un passeur ont été conduits au centre de gestion des migrations du département gambien de l’immigration.
Une assistance humanitaire leur a été apportée par la Croix-Rouge gambienne. Les informations disponibles ne précisent pas encore les suites judiciaires qui seront éventuellement réservées aux personnes interpellées ni les modalités de leur prise en charge ultérieure.
Cette opération illustre les enjeux de la circulation migratoire en Afrique de l’Ouest, notamment entre le Sénégal et la Gambie. Elle met également en évidence la dimension régionale des mouvements migratoires et la nécessité d’une coordination entre les services chargés de la surveillance des frontières et de la gestion des migrations.
