
Les systèmes de défense aérienne ont été brièvement activés jeudi soir à Téhéran pour intercepter de petits avions et des drones de reconnaissance, selon les agences iraniennes Tasnim et Fars. Des tirs ont été entendus dans plusieurs quartiers de la capitale pendant une vingtaine de minutes, avant un retour à la normale.
Cet épisode intervient alors que l’administration de Donald Trump faisait face à une échéance critique à Washington : obtenir l’autorisation du Congrès pour la poursuite de la guerre contre l’Iran avant minuit, conformément à la War Powers Resolution.
La Maison Blanche soutient toutefois que ce délai de 60 jours ne s’applique plus, estimant que les « hostilités » ont pris fin avec le cessez-le-feu du 7 avril. Un haut responsable américain a affirmé qu’aucun échange de tirs n’avait eu lieu depuis cette date, ce qui, selon l’exécutif, mettrait fin au cadre juridique imposé par la loi.
Cette interprétation est au cœur d’un bras de fer avec le Congrès, qui conteste la lecture de l’administration et réclame un vote formel pour toute poursuite de l’engagement militaire.
