Flottille pour Gaza interceptée : des militants débarqués en Crète après une opération israélienne

Plus d’une centaine de militants pro-palestiniens ont été conduits vendredi sur l’île de Crète après l’interception de leurs navires par les forces israéliennes en eaux internationales, au large de la Grèce, selon les organisateurs de l’opération.

Ces militants participaient à une nouvelle flottille internationale baptisée « Sumud », partie de Barcelone le 12 avril, avec pour objectif d’acheminer de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza Strip et de contester le blocus imposé par Israël.

D’après les organisateurs, 168 personnes ont été transférées depuis un navire militaire israélien vers des bateaux grecs, qui les ont ensuite acheminées à terre. Des bus et des équipes médicales les attendaient à leur arrivée. Deux militants resteraient toutefois sous la responsabilité des autorités israéliennes.

Au total, 22 embarcations ont été interceptées mercredi soir au large du Péloponnèse, à plusieurs centaines de kilomètres de Gaza. Une autre partie de la flottille — près d’une cinquantaine de navires — poursuivait sa route au sud de la Crète, transportant chacun environ une tonne de vivres, de matériel médical et d’autres fournitures.

L’opération a suscité des réactions contrastées. Le ministère israélien des Affaires étrangères a dénoncé une initiative menée par des « provocateurs professionnels ». À l’inverse, Allemagne et Italie ont exprimé leur « profonde inquiétude » face à l’évolution de la situation. De son côté, Département d’État des États-Unis a averti que des « conséquences » pourraient viser les soutiens de la flottille, la qualifiant de mouvement proche du Hamas.

Les organisateurs rejettent fermement ces accusations, affirmant que leur action vise uniquement à défendre les droits des Palestiniens et à répondre à l’urgence humanitaire.

Ce n’est pas la première tentative de ce type. En octobre dernier, une flottille similaire avait déjà été stoppée par Israël, avec l’arrestation de la militante suédoise Greta Thunberg et de centaines d’autres participants.

Sur le terrain, la situation humanitaire reste critique dans la bande de Gaza. Malgré un cessez-le-feu conclu en octobre, les organisations d’aide estiment que les livraisons restent insuffisantes pour une population de plus de deux millions d’habitants, dont une grande partie vit aujourd’hui dans des conditions précaires après avoir été déplacée par le conflit.

Israël, qui contrôle l’accès au territoire, conteste ces accusations et affirme ne pas entraver l’acheminement de l’aide.

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