Royaume-Uni : Keir Starmer refuse de céder face aux appels à son départ

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a rejeté, mardi, les appels à la démission qui se multiplient au sein du Parti travailliste après une lourde défaite électorale.

Lors d’une réunion avec les membres de son gouvernement, le chef du gouvernement a affirmé sa volonté de « continuer à gouverner », malgré ce qu’il a qualifié de « 48 heures déstabilisatrices » pour l’exécutif britannique.

Selon son bureau à 10 Downing Street, Starmer a reconnu que cette crise politique avait un « coût économique réel » pour le pays et pour les ménages britanniques, tout en insistant sur la nécessité pour le gouvernement de poursuivre son action.

En poste depuis moins de deux ans, le dirigeant travailliste a rappelé qu’aucune procédure officielle n’avait encore été engagée pour déclencher une course à la direction du parti, même s’il a assumé la responsabilité de ce revers électoral considéré comme l’un des plus sévères pour les travaillistes ces dernières années.

La pression continue toutefois de monter au sein du Parti travailliste. Mardi, un ministre adjoint a annoncé sa démission, tandis que plusieurs assistants ministériels ont également quitté leurs fonctions.

Selon les médias britanniques, plus de 80 députés travaillistes réclament désormais publiquement que Keir Starmer fixe une date pour son départ afin d’organiser une transition à la tête du parti.

Lundi déjà, le Premier ministre avait tenté de reprendre l’initiative en promettant une action gouvernementale « plus audacieuse et plus urgente » face aux difficultés économiques et sociales auxquelles le Royaume-Uni est confronté.

Il a également averti qu’un nouveau conflit interne au sein des travaillistes pourrait fragiliser davantage le pays, près de dix ans après le vote du Brexit, qui avait plongé la vie politique britannique dans une longue période d’instabilité.

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