
À Madagascar, la contestation politique franchit un nouveau cap avec la saisine de la Haute Cour constitutionnelle visant le dirigeant militaire au pouvoir, le colonel Michael Randrianirina.
Le député d’opposition Antoine Rajerison, figure des mobilisations ayant précédé le départ de l’ancien président Andry Rajoelina, accuse le chef de la transition de multiples violations de la Constitution.
Dans sa requête, l’élu évoque notamment des nominations jugées illégales, des arrestations arbitraires ainsi qu’un manque de résultats des autorités dans la gestion des tensions politiques et sociales.
Le colonel Michael Randrianirina est à la tête du pays depuis octobre dernier, après la fuite de Andry Rajoelina, dans un contexte marqué par des manifestations liées aux pénuries d’eau et d’électricité.
Malgré ce changement de régime, le climat politique reste tendu. Ces dernières semaines, de nouvelles mobilisations de jeunes ont dénoncé la lenteur des réformes promises par les autorités militaires.
Plusieurs organisations de défense des droits humains critiquent également la gestion sécuritaire de la transition, pointant des cas de répression contre les manifestants et des arrestations liées à des accusations d’atteinte à la sécurité de l’État.
