Mondial 2026 : Trump reconnaît être intervenu auprès d’Infantino pour faire lever la suspension de Balogun

FILE PHOTO: U.S. President Donald Trump holds up a red card as he meets with FIFA President Gianni Infantino in the Oval Office of the White House in Washington, U.S., August 28, 2018. REUTERS/Leah Millis/File Photo

Le président américain Donald Trump a reconnu, lundi, être intervenu auprès du président de la FIFA, Gianni Infantino, afin d’obtenir un réexamen du carton rouge infligé à l’attaquant américain Folarin Balogun. Une démarche qui a abouti à la levée de la suspension du joueur, désormais autorisé à disputer le huitième de finale de la Coupe du monde contre la Belgique, au prix d’une vive polémique.

S’exprimant lors d’un événement à la Maison Blanche, Donald Trump a confirmé avoir sollicité un nouvel examen de la décision arbitrale. « Oui, j’ai parlé à Gianni. J’ai demandé un réexamen parce que je ne pensais pas que c’était une faute », a-t-il déclaré, estimant que l’exclusion de Balogun était injustifiée.

Le président américain s’en est également pris aux règles encadrant le carton rouge, qu’il juge « injustes », ainsi qu’à l’arbitre du match entre les États-Unis et la Bosnie-Herzégovine, qualifié de « très douteux ». Il a expliqué avoir découvert les conséquences d’un carton rouge au cours du tournoi, regrettant qu’un joueur puisse être automatiquement privé du match suivant après une seule décision arbitrale.

L’affaire trouve son origine lors du seizième de finale entre les États-Unis et la Bosnie-Herzégovine. Après intervention de l’assistance vidéo (VAR), Folarin Balogun avait été expulsé pour un tacle jugé dangereux, entraînant automatiquement une suspension d’un match conformément au règlement disciplinaire de la FIFA.

À la suite de l’intervention de Donald Trump, la Commission de discipline de la FIFA a finalement décidé de suspendre l’application de cette sanction en s’appuyant sur l’article 27 de son Code disciplinaire. La suspension automatique a ainsi été remplacée par une période probatoire d’un an : Balogun pourra affronter la Belgique, mais toute nouvelle infraction entraînera l’application de la sanction.

Cette décision, qualifiée d’exceptionnelle, suscite de nombreuses critiques. La Fédération belge de football a contesté l’éligibilité du joueur et dénonce un manque de transparence de la FIFA, tandis que l’UEFA estime que cette mesure crée un précédent inquiétant et remet en cause le principe d’égalité de traitement entre les sélections. Plusieurs observateurs s’interrogent également sur l’influence politique exercée dans une procédure disciplinaire censée être indépendante.

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