
Quelques jours après sa nomination comme directeur des Moyens généraux à la Présidence de la République, Cheikh Oumar Diagne affirme avoir découvert une facture de plus de 200 millions de francs CFA émise par l’hôtel King Fahd Palace. Une note qui, selon lui, correspondrait au séjour du président Bassirou Diomaye Faye et de plusieurs membres de sa nouvelle équipe au lendemain de la présidentielle du 24 mars.
Dans une vidéo, l’ancien responsable revient sur les circonstances ayant conduit le nouveau chef de l’État à séjourner dans cet établissement hôtelier.
Selon son récit, après leur victoire électorale, les nouvelles autorités se seraient retrouvées confrontées à une question de sécurité. À l’époque, Bassirou Diomaye Faye résidait à Mermoz. Les éléments du GIGN auraient estimé qu’il était difficile d’assurer sa protection dans ce quartier sans provoquer d’importantes perturbations de la circulation.
Avant même sa prestation de serment et son installation au Palais de la République, l’option d’un hébergement dans un hôtel aurait alors été envisagée. Le président aurait d’abord choisi de se rendre à l’hôtel Azalaï, avant que lui soit proposée une installation au King Fahd Palace, établissement appartenant à l’État du Sénégal.
Le 27 mars, Bassirou Diomaye Faye, alors président élu, Ousmane Sonko, qui deviendra Premier ministre, ainsi que plusieurs membres de la nouvelle équipe présidentielle auraient ainsi pris leurs quartiers au King Fahd Palace.
C’est plusieurs semaines plus tard, au moment de sa nomination en mai, que Cheikh Oumar Diagne dit avoir reçu une facture dépassant les 200 millions de francs CFA. Une somme dont il affirme ne pas avoir voulu s’acquitter.
« On m’a confirmé que je devais payer la facture, car le président et son équipe y ont bien séjourné, mais j’ai refusé de payer », explique-t-il.
L’ancien directeur des Moyens généraux ne précise toutefois pas, dans son témoignage, le détail des prestations facturées ni les modalités ayant conduit à un montant aussi élevé en moins de trois semaines. Son récit soulève ainsi des interrogations sur le coût réel du séjour de la nouvelle équipe présidentielle au King Fahd Palace et sur la prise en charge de cette dépense.
