
Le débat sur l’encadrement des fonds spéciaux prend une nouvelle tournure au Sénégal. Alors que l’Assemblée nationale doit examiner, au cours de sa session extraordinaire, une proposition de loi visant à mieux réglementer les crédits spéciaux et autres fonds secrets, le gouvernement serait opposé à toute initiative susceptible d’instaurer un contrôle parlementaire sur leur utilisation.
Selon le député Amadou Bâ, le gouvernement considère que ces crédits relèvent du pouvoir réglementaire du président de la République et ne devraient donc pas être soumis au contrôle de l’Assemblée nationale.
« Le gouvernement répond que ces crédits spéciaux relèvent du pouvoir réglementaire du président de la République et rejette tout contrôle parlementaire », affirme le parlementaire.
Une position qui intervient alors que les députés souhaitent, selon Amadou Bâ, instaurer au minimum un mécanisme de contrôle parlementaire sur ces ressources.
Pastef annonce une conférence de presse
Face aux débats suscités par cette question, le groupe parlementaire Pastef entend clarifier sa position. Amadou Bâ annonce ainsi une rencontre avec la presse prévue ce vendredi.
L’objectif affiché est de répondre aux différentes interprétations du dossier et d’« endiguer toutes les manipulations ».
Le bras de fer autour des fonds spéciaux pourrait ainsi s’intensifier dans les prochains jours, alors que la proposition de loi doit encore poursuivre son parcours parlementaire. Le débat porte notamment sur l’équilibre entre les prérogatives constitutionnelles de l’exécutif et le droit de l’Assemblée nationale à exercer un contrôle sur l’utilisation des ressources publiques.
