
À quelques jours de la rentrée scolaire, la réforme de l’enseignement secondaire suscite de fortes inquiétudes dans les établissements. L’instauration de deux heures de prestation supplémentaires à partir de la 4e secondaire bouleverse la répartition des cours et pourrait entraîner une diminution, voire une perte d’heures, pour certains enseignants.
Des horaires remis en question
Pour certains professeurs, l’impact de la réforme se fait déjà sentir. Julie Landrieu, enseignante en langues et titulaire d’un temps plein depuis cinq ans dans le même établissement, doit désormais envisager de retrouver des heures ailleurs.
Ses heures pourraient être attribuées à des enseignants bénéficiant d’une priorité plus importante pour compléter leur charge. Pour conserver un temps plein, elle pourrait ainsi devoir travailler dans deux, voire trois établissements.
Une situation qui, au-delà des déplacements, pourrait compliquer le suivi des projets pédagogiques et peser sur la motivation des enseignants concernés.
Les directions face à un casse-tête
Les directions d’école doivent également composer avec cette nouvelle organisation. Elles doivent informer les enseignants dont la charge horaire est réduite et envisager leur éventuelle réaffectation dans d’autres établissements.
Dans une école, la directrice Christel Depotte indique avoir déjà dû prévenir 16 enseignants. Certains perdent une partie de leurs heures tandis que d’autres sont placés en disponibilité.
La question de leur réaffectation reste toutefois incertaine, notamment parce que plusieurs établissements pourraient connaître simultanément des situations similaires dans différentes disciplines : langues modernes, sciences, français ou encore éducation physique.
Une rentrée encore incertaine
Les directions doivent reprendre leurs activités à partir du 17 août. Les enseignants concernés pourront alors être recontactés afin d’examiner les possibilités de réaffectation.
À l’approche de la rentrée, la réforme entraîne donc une importante réorganisation des équipes pédagogiques. Pour certains enseignants, l’enjeu est désormais de savoir où ils enseigneront, dans combien d’établissements et avec quelle charge horaire au cours de la prochaine année scolaire.
