Belgique : le ministre wallon refuse à Google le pompage de l’eau de la Sambre pour son data center

Le projet de data center de Google à Farciennes, en Wallonie, connaît un nouveau rebondissement. Le ministre wallon de l’Environnement, François Desquesnes, a refusé la demande de l’entreprise américaine visant à modifier le système de refroidissement prévu pour le futur centre de données.

Le permis initial accordé à Google prévoyait un système de refroidissement fonctionnant à l’air. Mais alors que les travaux étaient déjà bien avancés, le géant technologique a demandé à remplacer ce dispositif par un système utilisant l’eau de la Sambre.

Cette modification impliquait le prélèvement de plusieurs mètres cubes d’eau dans la rivière. Selon les éléments du dossier, seule une partie de l’eau prélevée aurait ensuite été restituée à la Sambre, à une température pouvant atteindre 30 degrés.

Le ministre invoque la préservation de la ressource en eau

Alors que l’administration wallonne semblait favorable à cette adaptation, le dossier a finalement été soumis au ministre à la suite d’un recours introduit par des riverains.

François Desquesnes a confirmé son refus, estimant que le contexte climatique actuel impose une vigilance accrue concernant les ressources en eau.

« La situation que nous connaissons aujourd’hui démontre que les changements climatiques sont à l’œuvre et qu’il faut donc préserver la ressource en eau », a expliqué le ministre, qui juge également les volumes envisagés par Google « significativement importants ».

Pour le responsable wallon, il n’était donc pas question d’autoriser le changement du mode de refroidissement initialement prévu.

Une décision saluée par les riverains

Google a été informé de la décision ministérielle. Les riverains, à l’origine du recours ayant permis que la demande soit réexaminée, ont également pris connaissance du refus.

Ils se sont félicités de cette décision, qui empêche pour l’heure le futur data center de Google à Farciennes de recourir à l’eau de la Sambre pour son système de refroidissement.

Le projet devra donc conserver le principe de refroidissement prévu dans son permis initial, alors que les enjeux liés à la consommation d’eau et aux effets du changement climatique prennent une place croissante dans l’évaluation des grands projets industriels et technologiques.

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