
L’Assemblée nationale du Sénégal a officiellement ouvert, ce mardi 13 octobre 2026, sa session ordinaire unique pour l’année parlementaire 2026-2027. À l’occasion de la séance inaugurale, le président de l’institution, Ousmane Sonko, a présenté les principaux dossiers soumis aux députés, parmi lesquels quatre projets de loi transmis par le gouvernement et cinq propositions de résolution déposées par le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes en vue de créer des commissions d’enquête parlementaires.
Parmi les textes gouvernementaux figure le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Ce dossier doit bénéficier d’un examen prioritaire, à la suite d’une demande du président de la République adressée à l’Assemblée nationale le 2 octobre dernier. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’article 84 de la Constitution. Selon les informations présentées lors de l’ouverture de la session, le texte a déjà été distribué aux députés.
Les autres projets de loi concernent notamment l’autonomisation économique des femmes, la coopération judiciaire entre le Sénégal et la Gambie, ainsi que le budget de l’État pour l’année 2027. La convention d’entraide judiciaire en matière civile et commerciale entre Dakar et Banjul avait été signée le 1er août 2023 dans la capitale gambienne. Le calendrier précis d’examen des différents textes doit être organisé par les instances compétentes de l’Assemblée nationale.
Parallèlement à cet agenda législatif, Pastef-Les Patriotes a déposé cinq propositions visant à mettre en place des commissions d’enquête. Les sujets concernés comprennent les conditions d’attribution, de transfert et de retrait de blocs pétroliers et gaziers, notamment les dossiers Petro-Tim, Kosmos et Woodside. Une autre proposition porte sur les implications de l’accord de coopération sanitaire entre le Sénégal et les États-Unis, particulièrement en ce qui concerne les données personnelles des Sénégalais.
Les autres demandes d’enquête concernent le programme décennal de lutte contre les inondations, plusieurs projets financés par la banque Santander et la gestion des fonds spéciaux de la Primature et du Conseil économique, social et environnemental sur la période 2012-2026. Les montants cités pour certains projets financés par Santander atteignent respectivement 85 milliards, 50 milliards et environ 91 milliards de FCFA. Ousmane Sonko a indiqué que le Bureau de l’Assemblée nationale devait se prononcer rapidement sur la recevabilité des propositions. Leur dépôt ne signifie donc pas que les commissions seront automatiquement constituées. Les prochains travaux devront également préciser l’organisation de l’examen des textes budgétaires et la composition des commissions parlementaires.
