
L’émir du Qatar, Tamim bin Hamad Al Thani, a lancé mardi un appel pressant à la fin du conflit qui ravage le Soudan depuis plus de deux ans. Il a condamné les atrocités commises par les Forces de soutien rapide (FSR), accusées d’avoir tué plus de 450 personnes dans un hôpital d’El-Fasher, au Darfour, et d’avoir procédé à des exécutions ciblées de civils lors de la prise de la ville la semaine dernière.
L’émir a évoqué un « choc collectif », dénonçant l’indifférence internationale face aux guerres civiles et appelant à une solution politique garantissant « l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale du Soudan ».
De son côté, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, présent au Qatar, a exhorté les belligérants à un cessez-le-feu immédiat. Il a averti que le conflit, désormais « hors de tout contrôle », alimente la pire crise humanitaire au monde, selon les Nations unies.
Depuis avril 2023, le Soudan est dévasté par une guerre opposant l’armée régulière aux forces paramilitaires des FSR, plongeant le pays dans la famine et le chaos.
