
En clôture de son discours d’ouverture du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, le président Bassirou Diomaye Faye a mis en avant l’interdépendance entre stabilité, sécurité et développement, appelant à une réponse coordonnée face aux défis du continent.
Le chef de l’État a souligné que la paix constitue un préalable indispensable à l’essor de secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé et l’économie, tout en favorisant l’attractivité des investissements. À l’inverse, il a rappelé que le développement joue un rôle déterminant dans la réduction de la pauvreté et des inégalités, souvent à l’origine des crises.
Dans cette optique, le président sénégalais a défendu une approche intégrée des enjeux sécuritaires. Il a estimé que les réponses militaires, bien que nécessaires, doivent être accompagnées de politiques de développement ciblées dans les zones fragiles afin de traiter les causes profondes de l’instabilité.
Appelant à une mobilisation collective, Bassirou Diomaye Faye a exhorté les États africains à renforcer leur unité pour transformer les vulnérabilités en leviers de puissance économique. L’intégration régionale, a-t-il insisté, demeure un pilier essentiel pour accroître le poids de l’Afrique sur la scène internationale.
Affichant un optimisme prudent, il s’est dit convaincu que le continent dispose des ressources nécessaires pour jouer un rôle majeur à l’échelle mondiale, à condition de consolider la solidarité et la confiance entre ses nations.
Le président a par ailleurs invité les participants à privilégier des échanges francs et orientés vers des solutions concrètes, afin que cette 10e édition du Forum marque un passage décisif de la réflexion à l’action.
Il a enfin appelé à un Forum davantage ouvert sur le monde et ancré dans les réalités des populations africaines, avant de déclarer officiellement ouverte cette nouvelle édition, placée sous le signe de l’engagement pour une Afrique plus stable, intégrée et prospère.
