
Poursuivant son adresse devant Organisation des Nations unies, Macky Sall a изложé une vision axée sur la restauration de la confiance internationale et le renforcement de l’action collective. Dans un contexte mondial marqué par les crises et les divisions, il affirme sa volonté « d’apaiser les tensions, réduire les fractures et redonner espoir » à travers un multilatéralisme renouvelé.
S’appuyant sur les principes de la Charte des Nations unies, l’ancien chef de l’État sénégalais se projette en secrétaire général impartial, « à l’écoute de tous », et se présente comme un artisan du dialogue entre nations, cultures et civilisations, œuvrant au rapprochement entre les différentes régions du monde.
Au cœur de son approche figure une diplomatie préventive renforcée. Macky Sall préconise notamment le développement des mécanismes d’alerte précoce, de médiation et de coopération, en particulier entre l’ONU et les organisations régionales. Il appelle également à une réflexion sur l’efficacité des opérations de maintien de la paix, tout en réaffirmant l’importance des droits humains.
« Universels et indissociables », ces droits englobent selon lui les dimensions civiles, politiques, économiques, sociales et culturelles, reposant sur des principes fondamentaux tels que l’État de droit et la justice.
Sur le plan du développement, il alerte sur les déséquilibres persistants, les pressions environnementales, l’endettement croissant et l’aggravation des inégalités, notamment au détriment des jeunes et des femmes. Fort de son expérience, il souligne les limites du financement public et plaide pour un modèle davantage orienté vers le partenariat, l’investissement et le commerce.
Dans cette optique, il met en avant le rôle du Forum sur le financement du développement organisé à New York, réunissant l’ONU, les institutions de Bretton Woods et le secteur privé, avec l’appui de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Ce cadre pourrait, selon lui, faciliter l’accès au crédit et soutenir une croissance inclusive.
L’ancien président établit également un lien entre développement et migration, estimant qu’une amélioration des conditions de vie contribuerait à réduire les migrations irrégulières.
Enfin, Macky Sall plaide pour une réforme ambitieuse de l’ONU, fondée sur la transparence, la rigueur et l’efficacité. Il insiste sur la nécessité de mieux coordonner les actions des différentes entités pour éviter les duplications et adapter les interventions aux réalités du terrain.
Il évoque également la réforme du Conseil de sécurité, qu’il souhaite voir évoluer sur une base consensuelle afin de renforcer sa légitimité et son efficacité.
« Faire évoluer les Nations unies, c’est aussi les réconcilier avec leurs principes », conclut-il, réaffirmant son engagement en faveur d’une organisation plus cohérente, plus juste et résolument tournée vers les défis du XXIe siècle.
