
Plusieurs corps ont été acheminés jeudi vers la morgue du village d’Oicha, dans l’est de la République démocratique du Congo, après une attaque meurtrière menée contre plusieurs localités proches de la frontière avec l’Ouganda.
Selon des organisations locales de la société civile, les assaillants, identifiés comme des membres des Forces démocratiques alliées, affiliées au groupe État islamique, ont tué au moins 40 personnes avant d’incendier et de piller des habitations.
Des habitants et proches des victimes ont exprimé leur colère et leur désarroi face à l’insécurité persistante dans cette région régulièrement touchée par les violences armées.
Samuel Mahamba, parent d’une victime, a confié que les populations locales avaient le sentiment que les groupes armés continuaient d’opérer librement malgré les opérations militaires menées dans la zone.
« Nous demandons seulement la paix », a-t-il déclaré, dénonçant l’inaction des autorités et la perte de confiance d’une partie de la population envers le gouvernement congolais.
Jeudi, plusieurs familles se sont rendues à la morgue pour récupérer les corps de leurs proches tués lors de l’attaque.
D’après Charité Banza et Kinos Katua, les attaques ont été perpétrées entre mercredi soir et jeudi après-midi par les ADF dans plusieurs villages de la région de l’Ituri.
Les Forces démocratiques alliées, actives depuis plusieurs années dans l’est de la RDC, sont accusées de nombreux massacres de civils et demeurent l’un des groupes armés les plus redoutés dans cette partie du pays.
