Tensions au Moyen-Orient : Téhéran met Washington en garde sur les négociations de paix

Le négociateur en chef iranien a adressé, mardi, un avertissement ferme aux États-Unis, les appelant à accepter les conditions fixées par Téhéran dans sa proposition de paix en 14 points, sous peine de voir les discussions échouer définitivement.

Cette sortie intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques, après que Donald Trump a rejeté la dernière contre-proposition iranienne, estimant que le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril demeurait extrêmement fragile.

Dans un message publié sur le réseau social X, Mohammad Bagher Ghalibaf a affirmé que Washington n’avait « pas d’autre alternative » que de reconnaître les « droits du peuple iranien » contenus dans le plan présenté par Téhéran.

Selon lui, toute autre approche mènerait à « un échec après l’autre », tout en avertissant que le prolongement du conflit aurait un coût croissant pour les États-Unis.

Les négociations restent au point mort après un premier cycle de discussions qui n’a débouché sur aucune avancée majeure le mois dernier. Pendant ce temps, l’Iran continue d’afficher une posture de fermeté face à Washington, affirmant être prêt à répondre à toute nouvelle offensive américaine.

Le conflit a également des répercussions économiques importantes. Les tensions autour du Détroit d’Ormuz, route stratégique du commerce mondial de pétrole, perturbent le trafic maritime et alimentent les inquiétudes sur les marchés internationaux.

D’après plusieurs médias américains, la dernière proposition de Washington prendrait la forme d’un protocole d’accord visant à instaurer un cadre de négociations sur le programme nucléaire iranien tout en mettant fin aux hostilités.

De son côté, le ministère iranien des Affaires étrangères réclame notamment la levée du blocus naval américain, la fin des opérations militaires dans l’ensemble de la région — y compris au Liban — ainsi que le dégel des avoirs iraniens bloqués à l’étranger en raison des sanctions internationales.

Parallèlement, les autorités iraniennes brandissent de nouveau la question nucléaire comme moyen de pression. Le porte-parole de la commission parlementaire de sécurité nationale, Ebrahim Rezaei, a indiqué que le Parlement pourrait envisager un enrichissement de l’uranium à 90 %, un seuil proche de celui nécessaire à la fabrication d’une arme nucléaire, en cas de reprise du conflit.

L’Iran dispose déjà d’importants stocks d’uranium enrichi à 60 %, un sujet qui demeure l’un des principaux points de blocage dans les discussions avec Washington. Téhéran refuse toujours de transférer ce stock à l’étranger, tout en réaffirmant son droit à l’usage pacifique de l’énergie nucléaire.

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