L’Iran met en garde Israël après les frappes sur Beyrouth et menace de revoir la trêve avec Washington

Les tensions continuent de monter au Moyen-Orient. Le principal commandement militaire iranien a averti lundi que toute nouvelle attaque israélienne contre la capitale libanaise, Beyrouth, pourrait entraîner une escalade majeure. Les autorités iraniennes ont même appelé les habitants du nord d’Israël à quitter la région s’ils souhaitent éviter d’éventuelles représailles.

Cette mise en garde intervient alors que Mohsen Rezaei, conseiller du guide suprême iranien, a affirmé qu’une nouvelle intensification du conflit au Liban « ne sera pas tolérée ». Dans un message publié sur le réseau social X, il a également souligné que « la patience des forces armées de la République islamique d’Iran a une limite ».

La tension est montée d’un cran après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné des frappes contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Ces opérations ont provoqué de nouveaux déplacements de population dans un pays déjà durement affecté par les violences.

Dans un communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé les États-Unis d’être responsables des violations du cessez-le-feu avec l’Iran et a dénoncé les actions militaires israéliennes au Liban. Téhéran estime qu’une violation du cessez-le-feu sur un front équivaut à une remise en cause de l’ensemble des engagements pris dans la région.

Les dernières évolutions menacent ainsi la trêve fragile entrée en vigueur le 8 avril entre l’Iran et les États-Unis après plusieurs semaines de conflit. Depuis lors, des discussions diplomatiques avaient été engagées pour tenter de transformer ce cessez-le-feu en un accord plus durable.

L’Iran a régulièrement insisté sur le fait que cette trêve devait s’étendre à tous les fronts régionaux, notamment au Liban, où le Hezbollah demeure l’un de ses principaux alliés. Les responsables iraniens ont averti que la poursuite des opérations israéliennes pourrait compromettre non seulement le cessez-le-feu, mais aussi les efforts diplomatiques en cours.

La télévision d’État iranienne a par ailleurs estimé que le risque d’un effondrement de la trêve entre Téhéran et Washington augmentait à mesure que les frappes se poursuivent au Liban. Dans le même temps, l’agence de presse Tasnim a rapporté que l’équipe de négociation iranienne avait suspendu ses échanges indirects avec les États-Unis par l’intermédiaire de médiateurs, en réaction à l’évolution de la situation au Liban.

Cette nouvelle montée des tensions fait craindre un élargissement du conflit régional, alors que les initiatives diplomatiques peinent à contenir les affrontements entre les différents acteurs impliqués.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *