
L’armée malienne affirme avoir repris le contrôle de la localité d’Anefis, dans le nord du pays, quelques jours après sa prise par des combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, et des séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA).
Selon des sources militaires, des éléments des forces armées maliennes, appuyés par des paramilitaires russes retranchés dans le camp militaire de la ville, ont résisté aux assauts jusqu’à l’arrivée de renforts.
Un important convoi militaire, composé de plusieurs dizaines de véhicules et soutenu par des moyens aériens, est parti de Gao avant d’atteindre Anefis jeudi soir, malgré des attaques menées par les groupes armés tout au long de son itinéraire.
De leur côté, les responsables du FLA contestent la version de l’armée malienne. Ils affirment avoir procédé à un repli stratégique, expliquant que cette décision visait à éviter des pertes parmi les populations civiles.
La reprise annoncée d’Anefis intervient dans un contexte de forte recrudescence des violences dans le nord du Mali. À la fin du mois d’avril, le JNIM et le FLA avaient lancé une offensive qui leur avait permis de s’emparer de Kidal, principal bastion rebelle du nord du pays. Au cours de cette opération, le ministre malien de la Défense avait également trouvé la mort.
Depuis 2012, le Mali est confronté à une insurrection djihadiste persistante, alimentée par la présence de groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique. Le pays est dirigé par une transition militaire depuis les coups d’État de 2020 et 2021, dans un contexte de crise sécuritaire et politique durable.
