
Le Burkina Faso prend part au 7ᵉ Forum sur la coopération des médias sino-africains, ouvert ce jeudi 20 août 2026 à Pékin, en Chine. Une importante délégation de journalistes, de communicants et de responsables de médias publics et privés y participe sous la conduite du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.
Placée sous le thème « Partager de nouvelles opportunités de développement, bâtir conjointement un nouvel avenir audiovisuel », la rencontre réunit une trentaine de pays africains. Elle vise à faire le bilan de la coopération sino-africaine dans les secteurs de la radio, de la télévision et de l’audiovisuel, tout en explorant de nouvelles perspectives.
Miser sur les contenus et les coproductions
À la tribune, le ministre burkinabè est intervenu sur le thème « L’innovation des contenus au service du rapprochement entre les peuples chinois et africains ».
Il a appelé à faire des médias et des contenus audiovisuels de véritables ponts entre la Chine et l’Afrique, en tirant pleinement parti des possibilités offertes par la révolution numérique.
Le Burkina Faso plaide notamment pour le développement de coproductions sino-africaines et pour une meilleure représentation des récits africains. Documentaires, films, séries, podcasts et créations numériques pourraient ainsi contribuer à renforcer la connaissance mutuelle entre les deux espaces.
Le ministre encourage également l’utilisation des langues nationales africaines et du mandarin dans les productions audiovisuelles.
La jeunesse et l’intelligence artificielle au cœur des échanges
La coopération dans les métiers de l’audiovisuel et du numérique devrait également s’appuyer sur la jeunesse, à travers des formations conjointes, des ateliers de création et des programmes d’échanges.
Le Burkina Faso entend valoriser à cette occasion son important patrimoine culturel et ses grands rendez-vous, notamment la SNC, les UACO, le SITHO et le FESPACO.
L’intelligence artificielle constitue enfin un nouveau champ de coopération, notamment pour la traduction, le doublage, la production et la diffusion des contenus.
Le ministre burkinabè a toutefois insisté sur la nécessité de préserver la diversité culturelle : « L’innovation ne doit pas uniformiser nos cultures. Elle doit permettre à chacune d’elles de mieux faire entendre sa voix. »
👉 Pour le Burkina Faso, l’enjeu est donc de passer d’une coopération médiatique fondée sur les échanges à une véritable dynamique de création, de coproduction et de partage des récits entre l’Afrique et la Chine.
