
À l’approche de la rentrée scolaire, une enquête de la Ligue des familles menée auprès de 980 familles met en lumière un autre coût, moins visible que celui des fournitures : la charge mentale qui pèse principalement sur les mères.
📚 89 % des femmes déclarent préparer seules ou majoritairement seules les affaires scolaires des enfants, contre seulement 1 % des pères qui disent assumer cette tâche majoritairement seuls.
La répartition reste également très déséquilibrée pour les autres préparatifs :
- 🛍️ 80 % des achats de fournitures sont principalement pris en charge par les mères ;
- 📝 79 % remplissent majoritairement les formulaires scolaires ;
- 🎨 78 % s’occupent principalement des inscriptions aux activités extrascolaires ;
- 🏫 dans 52 % des familles, les réunions parents-école sont assumées majoritairement ou exclusivement par les mères.
Cette organisation a des conséquences directes sur leur bien-être. 65 % des mères se disent stressées par la rentrée, contre 52 % des pères. Elles sont également 63 % à se sentir débordées, contre 53 % des hommes, et 52 % fortement à très fortement fatiguées, contre 35 % des pères.
La situation est encore plus difficile pour les familles monoparentales, majoritairement dirigées par des femmes : 47 % des parents solos déclarent un niveau de stress élevé ou très élevé face à la rentrée.
Pour la Ligue des familles, ces chiffres montrent que la rentrée scolaire demeure un révélateur d’une répartition profondément genrée du travail parental.
L’organisation appelle notamment les pouvoirs publics à renforcer la gratuité scolaire, estimant que fournir directement certains matériels aux élèves permettrait non seulement de réduire les dépenses des familles, mais aussi d’alléger considérablement la charge organisationnelle qui repose principalement sur les mères.
👉 La rentrée scolaire ne représente donc pas seulement une dépense financière : pour de nombreuses mères, elle constitue aussi un véritable marathon d’organisation, de démarches et de gestion familiale.
