
Réforme du chômage : les CPAS toujours dans l’attente des 26 millions d’euros promis
Les centres publics d’action sociale (CPAS) n’ont toujours pas perçu les 26 millions d’euros de compensation fédérale annoncés pour 2025 afin d’absorber les effets de la réforme du chômage. Un retard qui suscite une vive inquiétude au sein des communes, confrontées à une pression sociale croissante.
L’alerte a été relancée ce mercredi par la ministre flamande des Affaires intérieures, Hilde Crevits (CD&V). Selon elle, les fonds destinés à soutenir les CPAS face à la limitation dans le temps des allocations de chômage n’ont, à ce stade, toujours pas été transférés. L’Association des villes et communes flamandes (VVSG) appelle à un décaissement urgent.
Cette compensation vise à faire face à l’augmentation attendue du nombre de bénéficiaires se tournant vers les CPAS après leur exclusion du système du chômage. Une partie d’entre eux pourra prétendre à un revenu d’intégration sociale (RIS). À cet effet, le gouvernement fédéral a prévu une enveloppe globale de 300 millions d’euros pour les prochaines années, dont 26 millions pour la seule année 2025.
Si ce budget a bien été approuvé en décembre dernier par la Chambre, les CPAS n’en ont toujours pas vu la couleur. La situation a été confirmée par Hilde Crevits en réponse à une question parlementaire de la députée Eva Platteau (Groen).
« Sur le terrain, nous constatons que le budget fédéral supplémentaire annoncé n’a pas encore été versé aux autorités locales. Il est pourtant crucial que les engagements soient respectés, car les communes investissent déjà massivement pour assurer la continuité des services sociaux », a insisté la ministre devant le Parlement flamand.
En attendant le déblocage des fonds, les CPAS doivent composer avec des moyens limités, alors même que la réforme du chômage risque d’accroître significativement la demande d’aide sociale dans les mois à venir.
