Belgique : des experts en réintégration dans chaque administration fédérale d’ici 2028

Le gouvernement belge prévoit de renforcer l’accompagnement des fonctionnaires de retour après une longue maladie. D’ici à la fin de l’année 2028, chaque service public fédéral devra disposer d’au moins un expert chargé de faciliter la réintégration des agents absents pour des raisons de santé de longue durée.

L’annonce a été faite par la ministre de la Fonction publique, Vanessa Matz, dans le cadre d’un plan destiné à lutter contre le stress, le burn-out et les troubles liés à la santé mentale au sein de l’administration fédérale.

Selon le cabinet de la ministre, cette initiative vise à prévenir davantage les absences prolongées, à améliorer les conditions de retour au travail et à faire de l’administration fédérale un modèle en matière de bien-être psychologique au travail.

Les futurs experts seront sélectionnés parmi les agents des différentes administrations. Leur formation sera assurée par le SPF BOSA, en collaboration avec l’INAMI ou un organisme agréé. Le programme, d’une durée de 29 jours, couvrira notamment la législation sociale, la santé mentale, les aménagements raisonnables du poste de travail ainsi que la gestion des conflits.

Chaque service public fédéral devra compter au minimum un spécialiste de la réintégration, même si plusieurs experts pourront être désignés selon la taille et les besoins de l’administration concernée.

Cette réforme intervient alors que les problématiques liées à la santé mentale occupent une place croissante dans les causes d’absentéisme. D’après les données de Medex, l’administration de l’expertise médicale du SPF Santé publique, les affections psychiques et les troubles liés au stress représentent désormais 43,7 % de l’ensemble des jours de maladie enregistrés dans la fonction publique fédérale, un niveau inédit.

Les autorités espèrent ainsi renforcer la prévention des risques psychosociaux et offrir un accompagnement plus adapté aux agents confrontés à des difficultés de santé mentale, afin de favoriser un retour durable à l’emploi.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *