JOJ Dakar 2026 : le gouvernement accélère les préparatifs à cinq mois de l’échéance

À moins de cinq mois de l’ouverture des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, les autorités sénégalaises renforcent le suivi des préparatifs afin de garantir le bon déroulement de l’événement. Le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo, a présidé mardi une réunion d’évaluation consacrée à l’état d’avancement des travaux et des différentes diligences engagées en vue de cette compétition mondiale prévue du 31 octobre au 13 novembre 2026.

Cette rencontre a rassemblé les responsables du Comité d’Organisation des Jeux olympiques de la Jeunesse, plusieurs membres du gouvernement, des directeurs généraux, des conseillers ainsi que le coordonnateur des JOJ Dakar 2026.

Selon le chef du gouvernement, cette réunion s’inscrit dans le cadre des instructions du président de la République visant à assurer un suivi étroit des préparatifs, conformément aux orientations définies lors du Conseil national de sécurité tenu en décembre 2025. Les échanges ont notamment porté sur les préoccupations soulevées par le comité d’organisation et les actions prioritaires à mettre en œuvre dans les prochains mois.

À cette occasion, le Premier ministre a salué les avancées enregistrées dans l’exécution du projet ainsi que l’implication des différents ministères concernés. Il a toutefois rappelé la nécessité d’une gestion rigoureuse des ressources disponibles dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires.

« Nous sommes obligés d’être très fins dans les arbitrages et d’être très diligents puisque le Président de la République nous le rappelle souvent, nous n’avons pas le droit d’échouer », a-t-il déclaré.

D’après les informations présentées au cours de la réunion, la majorité des infrastructures sportives et des sites de compétition affichent un niveau d’avancement satisfaisant. Le chantier du Village olympique demeure cependant l’un des principaux points de vigilance, aussi bien pour le COJOJ que pour le Comité international olympique, compte tenu des délais restants avant le début des Jeux.

Les participants ont également examiné les mesures à prendre pour prévenir d’éventuels retards et assurer le respect des calendriers d’exécution. Plusieurs priorités ont ainsi été arrêtées afin de lever les contraintes identifiées et de sécuriser les différentes phases du projet.

De son côté, le coordonnateur des JOJ Dakar 2026 a présenté les prochaines étapes techniques ainsi que les échéances à respecter pour la livraison des infrastructures et la préparation opérationnelle des compétitions.

Première édition des Jeux olympiques de la Jeunesse organisée sur le continent africain, Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 représente un défi majeur pour le Sénégal, qui ambitionne de faire de cet événement une vitrine de son expertise organisationnelle et de son rayonnement sur la scène internationale.

Installé au niveau du passage à niveau de l’École Polytechnique de Thiès, le dispositif repose sur une technologie autonome alimentée par l’énergie solaire. Il intègre notamment une barrière automatique ainsi qu’un système de communication entièrement sans fil, fonctionnant grâce à des réseaux cellulaires et satellitaires.

Selon le directeur des projets de la CFS, Papa Babacar Youm, cette innovation permet de transformer les passages à niveau en zones intelligemment surveillées, capables d’échanger des informations en temps réel avec les trains en circulation. L’objectif est de réduire considérablement les risques d’accidents et d’améliorer la sécurité des usagers de la route ainsi que des populations vivant à proximité des voies ferrées.

Après le site pilote de l’EPT, plusieurs autres passages à niveau seront progressivement équipés, notamment ceux de Dangote, de Pout, du Kilomètre 50 et de trois autres points stratégiques situés dans la ville de Thiès.

Le système fonctionne grâce à une interaction permanente entre les équipements installés sur les passages à niveau et les locomotives. À ce jour, six locomotives ont déjà été dotées des dispositifs nécessaires, tandis que l’opération d’équipement se poursuit sur le reste du parc ferroviaire.

Toutes les données collectées seront centralisées dans un centre de contrôle installé à Thiès. Les régulateurs pourront ainsi suivre en temps réel la position des trains ainsi que l’état de chaque passage à niveau. Les conducteurs auront également accès à ces informations avant d’aborder les zones concernées, ce qui leur permettra d’anticiper tout risque potentiel.

En marge de la présentation, un panel d’experts a examiné les enjeux liés au traitement juridique des accidents ferroviaires et à la coopération entre les acteurs du secteur ferroviaire et les collectivités territoriales pour améliorer la sécurité autour des infrastructures.

Le directeur général de la CFS, M. Bâ, a rappelé que le transport ferroviaire demeure l’un des moyens de déplacement les plus sûrs. Il a toutefois souligné que les principaux incidents surviennent généralement aux intersections entre les routes et les voies ferrées, d’où l’importance de renforcer les dispositifs de prévention et de surveillance.

Cette modernisation s’inscrit dans les efforts de la CFS pour sécuriser davantage le réseau ferroviaire national et réduire les accidents aux passages à niveau, conformément aux objectifs promus par l’Union internationale des chemins de fer dans le cadre de la Journée mondiale de sensibilisation aux passages à niveau.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *