
L’Iran a réaffirmé jeudi son soutien à un retrait complet des forces israéliennes du territoire libanais. Le commandant de la Force Al-Qods des Gardiens de la Révolution, Esmaeil Qaani, a déclaré qu’Israël devait quitter l’ensemble du territoire libanais « de son plein gré ou être contraint de fuir dans la défaite », selon des propos relayés par les médias d’État iraniens.
Cette déclaration intervient dans un contexte diplomatique marqué par la signature, la semaine dernière, d’un accord intérimaire entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin aux hostilités sur plusieurs fronts au Moyen-Orient, y compris au Liban. Les deux parties se sont engagées à préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban.
Téhéran estime que cet engagement implique le retrait des troupes israéliennes toujours présentes dans le sud du Liban. Dans le même temps, Israël et le Liban poursuivent des discussions autour d’une proposition soutenue par Washington prévoyant le transfert de certaines zones occupées à l’armée libanaise, dans le cadre d’un processus destiné à rétablir progressivement l’autorité de l’État libanais sur ces territoires.
Les tensions entre Israël et le Hezbollah se sont intensifiées après l’entrée du mouvement chiite libanais dans le conflit régional. Selon les informations rapportées, le Hezbollah a ouvert un front contre Israël en lançant des roquettes afin de répondre à la mort du guide suprême iranien lors de frappes menées conjointement par les États-Unis et Israël.
Parallèlement, Washington et Téhéran ont signé un mémorandum d’entente destiné à ouvrir la voie à un règlement durable de leurs différends. Cet accord intervient après la guerre déclenchée le 28 février entre les États-Unis, Israël et l’Iran, et vise à établir un cadre de négociations pour une désescalade à long terme dans la région.
Les déclarations d’Esmaeil Qaani illustrent toutefois la persistance de profondes divergences sur la question de la présence militaire israélienne au Liban, un dossier qui demeure au cœur des équilibres sécuritaires au Moyen-Orient.
