
Barcelone a connu mercredi une journée de chaleur exceptionnelle en enregistrant une température maximale de 40,5 °C, un niveau jamais atteint depuis 112 ans de relevés météorologiques. Cette valeur provisoire, mesurée à l’observatoire Fabra situé sur les hauteurs de la ville, dépasse le précédent record de 40 °C, établi le 30 juillet 2024, selon le service météorologique catalan Meteocat.
Un autre record a également été battu à l’aéroport de Barcelone-El Prat, où le mercure a grimpé jusqu’à 37,7 °C. Il s’agit de la température la plus élevée relevée sur ce site depuis le début des observations en 1924, a indiqué l’Agence météorologique espagnole (AEMET).
Le porte-parole de l’AEMET, José Ángel Núñez, a confirmé que ces deux stations météorologiques constituent les références officielles pour la ville de Barcelone.
Habituellement tempérée par la proximité de la mer Méditerranée, la capitale catalane n’a pas échappé à la vague de chaleur qui frappe l’Espagne depuis dimanche. Les prévisions annoncent la poursuite de cet épisode jusqu’à jeudi, tandis que plusieurs stations météorologiques du pays ont enregistré des températures supérieures à 44 °C au cours de la semaine.
Face à cette situation, l’AEMET a placé certaines zones de Catalogne et de la Communauté valencienne en alerte rouge, le niveau maximal de vigilance. Une alerte orange reste également en vigueur dans de nombreuses régions du centre, du sud et du nord-est du pays, y compris Barcelone.
Cette nouvelle vague de chaleur intervient quelques semaines après un épisode exceptionnel ayant touché une grande partie de l’Europe à la fin du mois de juin. L’Espagne continentale avait alors enregistré sa température moyenne quotidienne la plus élevée pour un mois de juin depuis au moins 1950, avec une moyenne de 28,17 °C.
Selon les estimations du système de surveillance de la mortalité MoMo, plus de 1 000 décès pourraient être liés aux fortes chaleurs enregistrées le mois dernier.
Les scientifiques rappellent que le réchauffement climatique d’origine humaine contribue à rendre les vagues de chaleur plus fréquentes, plus longues et plus intenses, accentuant ainsi les risques pour les populations et les écosystèmes.
