Piratage de la DGFiP : une troisième fuite de données confirmée par les autorités françaises

L’administration fiscale française a confirmé, mardi, une troisième fuite de données liée au vaste piratage ayant récemment ciblé la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Cette nouvelle compromission concerne cette fois des informations relatives aux successions.

La directrice générale des Finances publiques, Amélie Verdier, a indiqué que la faille avait été rapidement détectée puis neutralisée. Elle a toutefois précisé que cette nouvelle fuite était d’une ampleur bien plus limitée que les précédentes.

Trois intrusions en quelques semaines

Cette nouvelle alerte intervient après deux intrusions informatiques déjà confirmées par la DGFiP le 14 août. Ces attaques, survenues à la fin du mois de juin puis en juillet, avaient permis aux cyberattaquants d’accéder à des données concernant au moins 678 000 particuliers et professionnels, ainsi qu’à quelque 200 000 comptes présents dans les fichiers cadastraux.

Les informations dérobées comprenaient notamment les noms et prénoms, le revenu fiscal de référence, le quotient familial ou encore le taux de prélèvement à la source.

Selon Amélie Verdier, la troisième fuite ne présente toutefois pas le même niveau de gravité. Le volume de données concernées serait sensiblement inférieur et certaines informations compromises seraient de nature moins sensible, certaines étant comparables à des données déjà accessibles dans des annonces légales.

Le gouvernement présente ses excuses

Face à cette succession d’incidents, le ministre français de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a présenté mardi ses excuses aux personnes susceptibles d’être affectées.

Le ministre a également reconnu la gravité de la situation, alors que les services de l’État poursuivent leurs investigations pour établir avec précision les circonstances des différentes intrusions.

Les autorités françaises cherchent désormais à déterminer l’origine des attaques, à évaluer l’ensemble des données compromises et à mesurer les éventuelles conséquences pour les contribuables et les entreprises concernés.

Cette succession de fuites constitue un nouveau défi pour la DGFiP, qui doit désormais renforcer la sécurisation de ses systèmes tout en informant les personnes potentiellement exposées.

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