France : le recul de l’activité économique atteint 0,1 % au troisième trimestre 2026

L’économie française a enregistré une contraction de 0,1 % au troisième trimestre 2026, selon une première estimation publiée vendredi par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Ce résultat intervient après une stagnation de l’activité au deuxième trimestre et un recul de 0,2 % durant les trois premiers mois de l’année.

Cette évolution traduit les difficultés persistantes de l’économie française, malgré une progression de la consommation des ménages. Le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, a appelé à restaurer la confiance et estimé que l’adoption d’un budget constituait un élément essentiel pour relancer la croissance.

Le ministre a notamment évoqué plusieurs facteurs ayant pesé sur l’activité, parmi lesquels la baisse de la production agricole liée à la canicule et le recul de la production énergétique. Il a également souligné que la croissance n’était pas au rendez-vous depuis plusieurs trimestres.

Les données de l’Insee montrent que le commerce extérieur a fortement contribué à la contraction économique. Les exportations françaises ont diminué de 1,7 % au troisième trimestre, après avoir progressé de 2,8 % durant les trois mois précédents. Les importations sont, quant à elles, restées presque stables, avec une légère augmentation de 0,1 %.

Le recul des ventes à l’étranger a particulièrement concerné les matériels de transport. Ce secteur a enregistré une baisse de 9,1 % de ses exportations, après une progression de 20,8 % au trimestre précédent. L’industrie aéronautique figure notamment parmi les activités touchées.

La consommation intérieure présente néanmoins une évolution plus favorable. Les dépenses des ménages ont augmenté de 0,4 % au troisième trimestre, contre 0,2 % au trimestre précédent. Cette progression a notamment été soutenue par les achats de véhicules électriques, les dépenses énergétiques et la consommation de services, en particulier dans l’hébergement, la restauration et les loisirs.

À l’inverse, l’investissement a reculé de 0,6 %. Les dépenses consacrées à la construction ont diminué de 0,5 %, tandis que les investissements dans les produits manufacturés ont enregistré une baisse de 1,9 %.

La production industrielle a également connu des difficultés, avec une contraction de 1,4 % dans l’industrie manufacturière. Les matériels de transport ont reculé de 3,5 % et l’agroalimentaire de 1,5 %. Le secteur de la construction a, lui aussi, enregistré une diminution de 0,4 %.

À la fin du troisième trimestre, l’acquis de croissance pour l’ensemble de 2026 s’établissait à 0,2 %, selon l’Insee. Cette estimation complique l’atteinte de l’objectif gouvernemental de 0,5 % de croissance annuelle. Les prochaines évolutions de l’activité et les décisions budgétaires seront donc particulièrement importantes pour la trajectoire économique française.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *